Métamorphoses
EPITAVEKATLA
Alors, aujourd’hui, on repose. On reste en ville aujourd’hui. Pose ton vélo. On va où ? C’est à deux pas. Sur la droite en descendant depuis la gare.
Tout’ façon y a plus de place. On va se trouver un coussin, on s’mettra sur les marches.
Y’ a plein d’amis qui se reconnaissent , de têtes connues. Ouais c’est une tribu. Nomade alors Voilà c’est ça : des nomades d’ici Des nomades de chez eux ? A trente kilomètres à la ronde, t’es chez toi en grand Bi Et une ronde vaut deux blanches Fais ton malin, va, Arrête de pédaler
Y ‘m font penser au roi Pausole Qui ? Pausole Taka trouver chez ça chez Pierre Louïs Tu m’fatigues Si c’est un roi , il organise un voyage entier pou aller cueillir les cerises de son jardin ça lui prend la semaine pour y aller à quatre kilomètres de chez lui Ben ç’est comme nous , cette semaine T’es dingue avec tes bouquins
L’ours et singe , mon pote Quoi encore « Animaux sages » , les baladins vont le long des chemins Apollinaire, tu devrais essayer ,c’est le net
Arrête , ou je remonte sur la draisine
Ben ici aussi c’est des histoires anciennes , lis le programme , ça remonte au temps des chevaliers , de la Table ronde, le temps des Dames , quoi. C’est pour les enfants alors Si tu veux mais pas vraiment, Faut pas s’y fier à ce qu’elle raconte Pacifier quoi Ben justement, la passion , mon lapin ça parle d’amour D’amour c’est pour les filles alors ? Arrête , j’y crois pas Ça parle de chair, de dévoration du corps nu Ça déchire , quoi Sois pas vulgaire Mais j’peux pas De toute façon ça se raconte pas PAS vrai !! si tu l’dis !!
D ‘abord t’es dans le noir On voit rien que les visages Y sont quatre Y’en a une qui dis avec des mots, une qui chante, une qui joue du piano Et puis un gars à la clarinette Et ça s’mélange , et tu sais où donner de la tête tellement ça t’embarque ailleurs
Et l’arborescence verte de velours moiré Où se suspendant les masques de chair Qu’anime les souffles
ça y est, il est r’parti, avec tes mots qu’on comprend pas
C’est la voix qui te raconte l’histoire Mais y’a pakça Y’a d’la pomme Yen a aussi Et de celle qu’on croque dans la Forêt
Et pis zut Ça s’raconte pas ce truc là, ça vit Ça voit ? Non ça s’vit Tu vois la musique, t’entends les images, t’es là, c’est tout

EPITAVEKATLA
Version mélomane classificateur Ma chère, et le rapport texte musique ?
Oratorio minimaliste ? Non, opéra de chambre ? non plus chanson de geste ? peut-être vous brûlez Lais ? Ma foi, pourquoi, pas Mais c’est vivant.
